A 20 ans et même à 30, la gestion de patrimoine est un concept flou. Capitaliser, rentabiliser ses salaires pour donner plus de sens à son travail, assurer sa retraite, ses investissements, sa future vie de famille, voire penser à ses enfants… autant de points de vue compatibles avec le fait de travailler mais difficiles à conjuguer avec jeunesse. Et pourtant.
Question philosophique : qu’est-ce qu’être salarié ?
C’est gagner une somme mensuelle qui évolue assez lentement.
Qu’est-ce que gérer du patrimoine ?
C’est faire augmenter la valeur de ce qu’on possède plus rapidement que l’augmentation de ses salaires.
Quel moyen permet de valoriser son salaire ?
L’emprunt, l’investissement et éventuellement la revente et la location.
Comment faire ?
Avec le salaire, le jeune peut emprunter. La première chose qu’il faut financer par emprunt : sa résidence principale.



Le jeune actif a la possibilité par son travail d’augmenter son niveau de « richesse » par l’investissement d’une partie de son salaire, celle réservée au logement, pour se constituer un patrimoine. La valeur du foncier confrontée à celle de l’inflation montre que le coût des intérêts est largement couvert par l’augmentation des prix de l’immobilier et la diminution de la valeur de la devise. Ainsi, un jeune qui commence à travailler à 20 ans et qui achète son appartement disposera vraisemblablement d’un patrimoine 2 fois supérieur en valeur à son endettement d’origine et infiniment supérieur à celui du jeune actif locataire sur la même période.
De la même façon, s’il reste des excédents de salaires, l’investissement dans une résidence secondaire permet de faire « fructifier » les revenus du travail par des revenus du patrimoine.
Ensuite, une gestion encore plus active peut être envisagée, où ce sont les revenus du capital qui s’ajoutent aux revenus du travail. Notamment, le jeune actif a la possibilité de revendre son bien en résidence principale avant l’échéance du prêt pour encaisser une plus-value (non imposable) et accéder à la propriété par paliers, et de la même façon peut régulièrement louer et vendre ses résidences secondaires (plus-values taxées à 29%) pour renforcer son capital et son patrimoine.